CETTE VICTOIRE, C’EST LA VÔTRE
Malgré toutes les oppositions, malgré les bassesses de dernière minute et les consignes de vote réactionnaires, les urnes confortent l’UTG et son engagement aux côtés des travailleurs et contre la répression anti-syndicale.
Avec près de 61% des votants, notre organisation syndicale sort largement victorieuse des élections professionnelles du 29 Novembre.
En voix d’abord, puisqu’elle s’octroie à l’élection des D.P. sur les 2 collèges (Exécution et Maîtrise/Cadres) 104 voix sur 167 (exécution) et 153 voix sur 261(Cadres/Maitrise), soit au moins le double du score réalisé par la 2ème organisation (SUD) sur chacun de ces collèges.
En sièges ensuite, puisque notre organisation syndicale s’octroie 5 sièges sur 7 pour les Délégués du Personnel et 3 sièges sur 6 au Comité d’établissement en y étant majoritaire (SUD en récupère 2 et la CFTC 1). Il nous aura juste manqué 7 voix au collège exécution pour gagner les 2 sièges et remporter la majorité absolue au C.E.
Ces résultats sont donc extrêmement positifs pour l’UTG et nous amènent aux réflexions suivantes :
Lors de la crise que notre organisation syndicale traversa il y a 3 ans, la dissidence nous avait traité de putchistes et d’illégitimes. La justice déjà complice nous condamnait et leur accordait une pseudo légitimité. Le scrutin du 29/11 vient rétablir ENFIN la vérité sur les manipulations, les mensonges, l’intoxication en sanctionnant sévèrement les soi-disant majoritaires. Ils étaient déjà minoritaires en 2004 et c’est l’unique raison qui avait motivé leur refus de la tenue du Congrès de notre syndicat. Ils ne sont pas vierges, nouveaux sur la scène syndicale. Par un subterfuge ils ont affirmé qu’ils étaient les seuls légitimes UTG-CGT de l’éclairage, puis ils ont, après un long silence refait surface sous le visage de SUD énergie comme si ils étaient nouveaux. Il faut ENFIN comprendre qu’ils s’agit d’une deuxième scission, une nouvelle fois soutenue par la direction d’EDF. Mais qu’encore une fois, cette coalition avec la direction d’EDF a lamentablement échoué.
Les pratiques de caniveau qui ont refait surface à la veille des élections, avec la même odeur nauséabonde qui caractérisait les papiers anonymes mettant en cause une de nos anciennes camarades du temps de Christon, ou un de nos anciens responsables à Degrad-des-Cannes il y a une dizaine d’années, montrent s’il en était encore utile que des personnes, dans le centre, certainement concernées par les élections du 29 novembre, continuent de confondre pratiques syndicales et fonctionnement mafieux. Ceux-là, plus préoccupés par le fond des poubelles que par la défense des salariés font bien de rester là où les conditions leur sont propices ….. Et que Dieu les bénisse !!!
Ceci étant dit, on peut s’interroger sur la facilité si ce n’est la mansuétude avec laquelle ont fleuri, la veille des élections, ces tracts anonymes parfaitement diffamatoires, mettant en cause principalement un de nos camarades, lorsque l’on constate l’inertie lamentable de la direction, habituellement si prompte à mettre en cause des agents ou à dégainer des codes 55 ... Ou alors autrement plus réactive lorsque se trouve concernée une Pers 684 métro. Il aura fallu plusieurs jours et les opportunités liées aux incidents du 29/11 pour voir diffuser un bulletin de direction dont la neutralité et la vacuité frisaient l’indécence.
La direction a fait preuve d’un engagement partisan dans la campagne oubliant parfois même les précautions élémentaires. Que n’a-t-on vu des responsables du centre dans des démonstrations ô combien significatives s’afficher avec le syndicat SUD tout au long de la campagne et durant les élections : responsable du service juridique directement impliquée dans le processus de répression de représentants syndicaux, dirigeants de l’encadrement de la centrale de Degrad-des-Cannes ayant rendez-vous dans le local de SUD Energie, consignes données par la direction à l’encadrement, lors de repas, pour voter contre l’UTG, analyses tendancieuses sur l’influence du mouvement indépendantiste sur les relations sociales et particulièrement le corps politique, lobbying de cadres locaux du CODIR auprès d’élus afin de dénigrer l’UTG, etc etc … autant de pratiques qui s’apparentent aux traditions qui ont eu longtemps cours sur les bords de l’Oyapock et du Maroni et en vertu desquelles les gendarmes s’assuraient de certains votes …
Malgré toutes les manœuvres qui visaient à dénigrer l’UTG et ses membres (même le jour des élections, un membre du CODIR a fait circuler une version volontairement orientée et tendancieuse de l’incident qui a opposé 1 membre de l’UTG délégué de liste et 1 responsable de SUD qui n’avait pas à être au bureau de vote), le personnel ne s’est pas trompé et a mis en échec les prévisions et les allégations d’une horde d’opposants de tous poils mus par des intérêts curieusement convergents (quelle collaboration !) et qui avaient, par anticipation auprès des médias et de la classe politique, prédit la défaite de l’UTG.
Le personnel a une intelligence qui lui permet de comprendre les enjeux de la crise d’aujourd’hui et d’en percevoir avec clairvoyance ses intérêts.
Après l’écrasante victoire à l’hôpital de Cayenne (où SUD santé a déjà disparu), notre grande percée dans les lycées, et notre raz-de-marée à la CCIG, vous venez de signer un nouveau plébiscite pour l’UTG.
L’UTG a toujours défendu des principes inaliénables, au-delà même des questions classiques posées dans le rapport patron/salariés, qui correspondent à des garanties pour les travailleurs guyanais et la jeunesse du pays. Une grande majorité des agents ont parfaitement conscience des risques qu’ils encourent avec les réformes de structure, les mutualisations et autres projets sociaux dont la finalité est avant tout d’augmenter la productivité du travail par la remise en cause des organisations et des effectifs. Ceux qui ferment les yeux sur ces évolutions qu’on veut nous imposer, malgré les exemples qui fleurissent, ici avec France Télécom, là bas avec les multiples remises en cause dues à la privatisation galopante et ses conséquences sociales collatérales, et qui ont choisi d’écouter doctement le discours de la direction et de quelques suppôts zélés, obsédés par leur carrière ou en mal de revanche, missionnés pour faire passer le message de direction, feront eux-même leur autocritique le moment venu.
D’ores et déjà, la page des élections est tournée et c’est fort de ce succès que nous appelons tous les travailleurs à participer activement à la grève du 4 Décembre et à suivre l’appel à la mobilisation que l’UTG lance afin de faire que des représentants du personnel, des camarades dévoués à la cause des travailleurs ne soient pas sanctionnés pénalement et privés de leur liberté au seul motif de leur engagement social.
Les syndicalistes ne sont pas des délinquants et il nous appartient, à tous, de s’opposer à cette atteinte inadmissible aux libertés fondamentales que représente ce tribunal du 4 Décembre…
Oui, BRAVO à tous, cette victoire est la vôtre !
Continuons tous ensemble le combat,
et à ceux qui ont douté, nous restons ouverts
Tous en Grève Générale
Le Mardi 4 Décembre 2007
Rendez-Vous au Tribunal à 8 heures pour soutenir nos 5 collègues :
ALIKER Gabriel, CASTOR Jean-Victor, GOMME Arsène, BARDOUX Christian et LABRADOR Sahel
3 décembre 2007
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