"CHANGER L’ECOLE"
Six mois après la venue du nouveau recteur BLANQUER, nous attendons encore que les effets se précisent en actes clairs. Certes, la manière de faire du recteur est toute empreinte d’une courtoisie et d’une écoute réelle.
Certes, son dynamisme a permis la mise en place de l’observatoire sur la non scolarisation.
Certes, on note une réactivité certaine aux conflits qui ont émaillé ici et là le monde de l’éducation : Max Joséphine, La Canopée, l’école de Twenké, ...
Cependant, nous restons sur notre faim. Les moyens ne suivent toujours pas. Pas assez de structures pour accueillir les enfants : 3 000 enfants non scolarisés d’après le rectorat. Pas assez de personnels
pour encadrer efficacement et sereinement : disparition programmée de 150 emplois jeunes ,diminution à 2 400 du nombre de CES précarisés pour toujours plus
d’écoles, de collèges et de lycées, ...
La fragilisation accrue d’un système scolaire guyanais en pleine expansion ne peut que nous inquiéter. La politique ultra-libérale du gouvernement français que nous subissons dans le cadre d"ne mondialisation non contrôlée nous pousse à la plus grande vigilance et à l’organisation d’une riposte avec notre émancipation comme objectif.
Le STEG-UTG l’a rappelé lors de sa dernière entrevue avec le recteur en décembre : nous devons changer de logique, ne plus courir après un rattrapage hypothétique mais être à la hauteur pas un investissement massif de I’Etat
français... c’est d’un Plan d’urgence dont nous avons besoin.
Les idéaux de la république, chère à notre recteur, sont bafoués quotidiennement. Il faut en finir avec ce simulacre d’assimilation qui déstructure notre société (30 morts par suicide chez les Wayanas en 3 ans, des milliers de déscolarisés, des cultures guyanaises minorées, ...) et tant au niveau quantitatif (scolariser tout le
monde) qu’au niveau qualitatif (emplois locaux, guyanisation des programmes, ...) développer une politique globale qui ait du sens pour les habitants de ce pays.
Une politique scolaire conquérante pour une société que nous voulons démocratique, solidaire, fraternelle, plus juste et faite de progrès social.
Moun-yan maré zot ren solid !...
3 février 2005
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