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Des cartes truquées à l’avance, mais la vérité reste la vérité !


Jeudi 24 mai est prévu le fameux conseil de discipline censé entendre les versions des accusés et des accusateurs qui, à l’issue des débats, devrait faire la clarté sur la véracité des éléments en la possession du « dit conseil ». Pourtant, tous les éléments démontrent que ce conseil de discipline vers lequel on s’achemine n’est qu’une parodie, une comédie de plus, destinée à avoir la caution de ses membres sur des décisions déjà prises d’avance.

Comment la direction va-t-elle expliquer aux agents du centre de Guyane les contradictions qui existent entre les versions de l’acteur principal de la mise en scène du 27 mars, et celle des agents qui ont assisté ébahis au plongeon volontaire du directeur adjoint pour faire accuser à tort des représentants syndicaux qui relayaient la voix du personnel de DDC ?

Comment la direction va-t-elle expliquer les copier-coller qui existent dans les déclarations des cadres, car dans son empressement à vouloir faire accuser à tout prix nos collègues et couvrir la bévue de l’adjoint du centre, elle s’est attachée un après-midi à mettre assis comme des enfants derrière un ordinateur, les cadres de DDC en leur suggérant poliment de faire apparaître telle ou telle formule à partir de la version montée par l’huissier ? Au point que ceux-ci craquent et reconnaissent en coulisses que la « chute » du directeur adjoint n’avait rien de catholique.

Comment va-t-elle encore faire avaler aux différents managers du Centre et au personnel que le constat de l’huissier tient la route alors que dans celui-ci, sont mentionnés des passages qu’il n’a pas pu constater...tout simplement parce qu’il n’était pas présent ? Cela s’appelle tout simplement un faux constat.

Comment va-t-elle donc faire croire que ce conseil de discipline est réglo alors qu’à la demande d’un de nos collègues incriminé, un certain nombre de témoins (dont certains ne sont pas syndiqués à l’utg) ont été demandés à être entendus voilà près de deux semaines, et que jusqu’à ce jour, ils n’ont pas été reçus par le rapporteur désigné comme le prévoit la Pers. 846 ? Autrement dit, écartés purement et simplement. Et pour cause, ceux-ci ont toujours affirmé, sans bouger d’un iota, que le réactionnaire directeur adjoint n’a jamais été agressé mais s’est bel et bien jeté.

Comment la direction va-t-elle faire croire qu’elle n’est pas responsable de la dégradation du climat social et de la tournure des évènements, car au lieu de trouver des solutions aux problèmes que posait le personnel de DDC depuis plusieurs mois par l’intermédiaire de ses représentants syndicaux au sujet du management de M. Pédesert, elle s’est contentée de couvrir à tout prix ses erreurs, dont la dernière fut l’accusation gratuite et diffamatoire, et qui s’est révélée au final fausse au sujet de l’imaginaire acte de malveillance et de vol de combustible sur la TAC11 ?

Aujourd’hui, c’est silence radio sur le sujet car les investigations ont bien démontré que des problèmes techniques existent sur le circuit combustible de cet ouvrage (vanne régulatrice, pompe haute pression...) au point que des organes défectueux ont du être changés ou sont en passe de l’être. Le tout bien sûr, est connu de l’encadrement de DDC mais aucun ne se risque à le dire franchement par peur de se faire taper sur les doigts, et de mettre sa carrière en péril. Saluons d’ailleurs le courage de plusieurs Chefs de Quart qui ont toujours maintenu mordicus que les problèmes de la TAC11 étaient dus à des anomalies techniques, aujourd’hui vérifiées. C’est la même thèse qui a été défendue dès le début par nos camarades après avoir mené l’enquête et sur laquelle la direction a fait la sourde oreille, ce qui a cristallisé encore plus la colère du personnel de DDC.

Et pour sortir de cette embarrassante situation et se défausser, quoi de plus simple que de monter « un coup » pour faire accuser des collègues dont le seul tort a été d’avoir relayé les revendications du personnel. Au point que même aujourd’hui une partie de l’encadrement local du Centre se rend bien compte que quelque chose ne tourne pas rond et ne comprend pas l’entêtement de la direction à vouloir appliquer une sanction suprême à l’encontre de nos camarades, et dont ils auront de surcroît à gérer durablement les conséquences pendant que le titre de séjour des Pers. 684 en Guyane aura expiré et que ceux-ci s’en seront allés sous d’autres cieux. La manipulation est tellement grossière de la part de la direction, mais comment peut-il en être autrement car à vouloir mentir sans cesse, forcément des incohérences apparaissent. Les cartes sont truquées d’avance, mais la vérité reste la vérité.

La réalité est bien que la direction du Centre a perdu les pédales, elle est en plein délire, et la seule réponse dont elle fasse preuve pour tenter de faire fonctionner le Centre sont les menaces et intimidations envers le personnel, la répression et la gestion des relations sociales à coups de plaintes et de procédures à tout bout de champ.
Aujourd’hui le message est clair : on n’a plus le droit de parler, de s’exprimer et même des cadres sont sommés de « choisir leur camp » au risque de se voir taper sur les doigts ou être mis à l’écart. C’est le retour des maîtres et des esclaves.

Pourtant, la direction se trompe lourdement car la réaction du personnel est bel et bien à la résistance, au refus de l’injustice, à la désobéissance et à la radicalisation des positions individuelles et collectives des agents. Plus elle va s’entêter dans sa logique, plus les conséquences seront lourdes à gérer et elle aura plus à perdre qu’à gagner. Pire, elle ne se rend même pas compte que la tension s’étend au-delà du personnel d’EDF Guyane, qu’elle gagne l’ensemble des travailleurs guyanais et la population qui n’attend que le moment propice pour se mettre en action....

Dans sa folie de répression la direction a trouvé un nouveau joujou : l’intimidation par le biais des codes 055 ou 052 en réponse aux appels à l’assemblée générale, qui devra pourtant bien statuer le 24 sur les formes d’actions à mettre en œuvre, le préavis de grève n’étant là que pour couvrir les délais administratifs.

Dans sa panique et sa folie, la direction en est même réduite à accuser des agents à tort en code 055, alors que ceux-ci n’ont jamais mis les pieds au Centre le 15 mai dernier...car tout simplement malades sur leur lit ou chez leur médecin. La suite va être prometteuse.

En définitive, sur quels nouveaux motifs bidons, la direction du Centre va-t-elle justifier son niveau de sanction et tenter de faire avaler aux agents et à la population guyanaise une grosse couleuvre en faisant fi des témoignages qui mettent à mal la version du cascadeur Hartmann ?

Dans l’optique de débattre et en soutien à nos collègues injustement poursuivis, des délégations de camarades de Guadeloupe et Martinique seront présentes à l’AG du 24 mai.

Faisons tous de même et rendons nous aussi Jeudi 24 Mai 2007 à l’Assemblée Générale du Personnel à 7h au Centre

23 mai 2007

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