L’ITG PÉ KÉ DJOKOTI !!! NOU PÉ KÉ KAWKA !!!
Enfin, Mardi 10, nos camarades se sont entendus signifier lors des entretiens préliminaires les « faits fautifs » qui leur étaient reprochés.... Même si certains journaux comme la semaine Guyanaise du week-end s’étaient permis de faire étalage du constat d’huissier et de dresser un premier réquisitoire à l’encontre de nos camarades avant même qu’ils ne l’entendent de la bouche même du directeur...
Bien entendu, comme nous nous y attendions, avec une mise en scène particulièrement grossière, la direction a concentré ses attaques contre nos principaux responsables syndicaux, en chargeant spécialement le secrétaire de la section syndicale de Dégrad des Cannes pour lequel elle avait accumulé un maximum de « faits fautifs » pour se mettre à l’abri ....et avoir bonne conscience (? ?) .
La tentative de diversion cherchant à faire croire au personnel qu’elle ne ciblait pas uniquement les responsables syndicaux était tellement scabreuse et grossière qu’elle ne pouvait pas faire illusion vu « l’énormité des faits fautifs » qui étaient reprochés à nos camarades Samuel et Bardoux... : « railleries ??, moqueries ??, insultes ?? , pressions sur Pedesert ?... » le mardi 27 Mars - lors de la comédie « Hartmann ».
Restait donc à concentrer tous les tirs sur les 3 autres camarades tous détenteurs de responsabilités syndicales (en section et/ou dans les organismes statutaires) pour préparer leur lynchage et engager le démantèlement de l’UTG.
Alors, on aura entendu parler de « comportements agressifs, violents... », de menaces de « trouble à l’ordre de social », et autres « déménagement du bureau de Pédesert, récidive de déménagement, entrave à la liberté de travail, railleries, pressions etc etc... ». Contre Jean-Victor, le réquisitoire était cinglant... pour faire plus vrai, on a presque eu droit à une compilation des meilleurs faits fautifs relevés dans la jurisprudence de droit social dans les affaires concernant les licenciements de représentants syndicaux....
Il n’aura manqué que l’agression physique, le coup de poing ou le tabassage mais le nouveau simulacre aurait été trop exagéré et le complot trop évident...
Que la parodie de procédure disciplinaire fut grossière et moche lorsque l’on sait que toutes les manœuvres engagées dès le début, avec le concours permanent d’un huissier de justice consistaient simplement à « étoffer » les dossiers disciplinaires et préparer les lettres de licenciement !!!! Et régler ainsi un conflit social dont la responsabilité incombe exclusivement à la direction du centre....
Alors demain, nous donnons rendez-vous à la direction pour d’autres entretiens préliminaires, d’autres commissions disciplinaires... Sa ki dèyè pòkò touché !!!
QUI SONT LES VRAIS MENTEURS ?
Ceux qu’on accuse à tort de vol de combustible et d’actes délictueux imaginaires sur la TAC11 ou ceux qui attentent à l’intégrité professionnelle, au respect et à la dignité de dizaines d’agents ?
QUI SONT LES VRAIS HYPOCRITES ?
Ceux qui disent ouvertement et justifient leur hostilité à un manager incompétent ou ceux qui s’émeuvent officiellement des malheurs du directeur adjoint alors qu’officieusement ils s’en félicitent ? Ceux qui riaient d’une situation proprement comique ou ceux qui riaient « jaune » et n’ont pas levé le petit doigt pour aider le directeur adjoint dans son simulacre ?
QUI SONT ALORS LES VRAIS IRRESPONSABLES ???
Le personnel de Dégrad-des-Cannes qui dans sa grande majorité réclame justice et demande que soit sanctionné, à l’instar de n’importe quel agent fautif, le responsable du trouble social Pedesert ou la direction de centre qui :
dans son aveuglement stupide, mû par un esprit de revanche inconsidéré, a fait preuve d’une incompétence manifeste dans la gestion de ce conflit...fermant toutes les portes du dialogue et bloquant toutes les voies de la négociation...
dans sa fourberie, se disait prête à la négociation et en même temps judiciarisait le conflit et encadrait toutes ses initiatives de constats d’huissier véreux
dans sa mauvaise foi, indiquait vouloir régler la crise en interne tout en laissant diffuser sur les medias (France Guyane, RFO, La semaine Guyanaise) des informations de nature à interférer à son avantage sur le traitement du conflit...
Enfin
QUI TROUBLE DONC L’ORDRE SOCIAL ?????
La grande famille de l’UTG relève aujourd’hui le défi comme elle l’a toujours fait, à chaque fois, que des attaques majeures visant à porter atteinte au mouvement syndical et à la dignité des travailleurs étaient mises en œuvre, et c’est pour faire echo à la grande mobilisation que préparent les travailleurs de Guyane le jeudi 19 AVRIL 2007.
17 avril 2007
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