Union des
Travailleurs
Guyanais

Advertisement

Rechercher sur le site


Qui sommes nous ?
Historique
Nos Statuts
XIème Congrès

Actualités
Guyane (Nou Péyi)
Autres colonies françaises
International

Communication Centrale

Sections en lutte
Le Groupe CORA
Education STEG/UTG
UTG Santé
UTG EDF
UTG Dockers
UTG Pêche
UTG CCIG

Les rendez-vous

Liens utiles


referencement gratuit
référencement gratuit
publicité internet

  Sections en lutte  > Education STEG/UTG

L’emploi précaire : une gangrène pour la Guyane !


Pour définir l’emploi précaire, nous parlerons de tout emploi qui n’est ni stable par le statut, ni stable dans le temps. Le Conseil National extraordinaire de l’UTG, réuni le 08/10/2003, a estimé à 30% la population active touchée par la précarité.

I/- il y a deux grands pôles de précarité dans l’emploi en Guyane : les emplois aidés et les précaires du privé et du public.

A - Les emplois aidés :
Dans le secteur non marchand (établissements publics., collectivités, associations), cela concerne les CES, CEC, CIA, Emplois jeunes, CEV. On a un nombre relativement stable de 5949 personnes en 2001 à 5868 en 2002, soit 9 % de la population active sur ces emplois aidés précaires. Dans le secteur marchand (exonération pour l’embauche, contrats en alternance, contrats d’accès à l’emploi,...), on est passé de 1156 emplois aidés en 1998 à 900 en 2002. Ce qui constitue déjà 1.5 % de la population active.

B - Les précaires :
public et privé :
Le plus souvent il est très difficile d’avoir des données chiffrées et vérifiables.
Cependant, dans l’éducation, le « projet académique » de 2000 quantifiait à 30% le nombre d’enseignants précaires. On parle pour 2003 de 700 enseignants précaires dans le second degré dont 160 sans réemploi en début d’année scolaire. Il faudrait y ajouter les contractuels et vacataires du premier degré, les MI/SE et les nouveaux assistants d’éducation soit au moins 500 personnes. On a donc pour la seule éducation, 2% de la population active en précarité.
Quant à la fonction publique d’Etat, elle totalisait 2400 agents non titulaires en 1998, soit 29% des effectifs.

De manière plus imprécise pour les autres secteurs, on citera : les « sans contrats » dans l’or (nouvel esclavage), dans la pêche, dans le bâtiment, dans l’agriculture, dans le bois, dans le riz, dans la restauration ....Mais, par définition, on ne compte pas ce qui n’est pas déclaré et qui est de l’ordre de plusieurs milliers d’emplois.

On citera aussi les « sous employés », petits contrats de quelques mois ou quelques heures. L’exemple type est le Mac Do : 25h/semaine, ce qui crée pour ceux qui veulent vivre mieux un véritable turn-over à la recherche d’autre chose.
On citera encore les « jobeurs » : ceux qui vivent du travail occasionnel. Ce type de travail est très présent parmi les jeunes de 16 à 25 ans (avant le RMI) mais aussi chez les chômeurs.

On citera enfin, les stages de formation liés à la recherche d’un emploi ( 2132 en 1998) qui n’aboutissent pas tous à l’emploi ! En 1998, les « formes particulières d’emploi » recensés (Tableau Economique Régional 2000), c’est à dire les contrats à durée déterminée, l’intérim et l’apprentissage étaient évaluées à 3656 emplois, soit plus de 6% de la population active.

Si on ajoute emplois aidés, précaires du public, chômeurs en formation et formes particulières d’emploi du privé, c’est au moins 14 000 personnes qui sont en situation de précarité, soit environ 22% des actifs (et beaucoup plus si l’on compte les milliers de travailleurs de l’orpaillage et des autres secteurs)

II/- Une tentative d’analyse :

La Guyane a une économie sous perfusion y compris par le biais du traitement social du chômage : plus de 10% des actifs sont en précarité par les dispositifs publics. Un enseignant sur trois est précaire.
Il n’y a aucune politique de développement de l’emploi stable : les précaires ont peu de concours pour leur intégration ; ils ont peu de formation pour valoriser leur expérience professionnelle.

Par définition, ces précaires sont fragiles : ainsi il y a menace sur ces emplois. L’Etat par souci d’économie va créer du chômage déguisé en ne renouvelant pas des CES, CEC et Emploi jeunes alors que les établissements en ont besoin.

Cela conduit à des services publics plus dégradés alors que les besoins de la population augmentent : besoin d’encadrement administratif, sanitaire et scolaire. Cela fragilise toute la société, à commencer par les familles. De plus, la syndicalisation fait souvent peur aux salariés précaires, le clientélisme se développe ... Avec 30% de précaires la société guyanaise produit des inégalités inacceptables. Cette politique de l’emploi est indigne et injuste car elle dégrade encore plus l’emploi local, c’est un facteur de dépendance-domination insupportable. Elle favorise la course à la flexibilité et donc à la destruction du droit du travail. Elle est dans le droit fil de l’ultra-libéralisme, contraire aux intérêts et aux besoins des habitants et du pays.

Bruno.N .

11 février 2005

Dans la même rubrique...

 

Copyright © UTG 2004-2006 - Tous droits réservés - Admin -Design © 2003 LW pour kitgrafik