L’or rose de Guyane convoité par de mauvais payeurs
Depuis trop longtemps, les pêcheurs de la Pideg sont exploités par toutes les compagnies qui se sont succédées pour s’enrichir au profit des travailleurs qui sont en majorité étrangers.
La CFPN qui s’est enrichie pendant plus de 20 ans sur le dos des travailleurs immigrés, pour des raisons inexpliquées et vraiment pas claires a déposé le bilan en 2006 .
Les sommes qui ont été versées aux pêcheurs ne correspondaient pas aux indemnités qui leurs étaient dû.
Dans la course folle à l’exploitation pour leurs poches, nous avons vu arriver du SURINAM il y a à peine deux ans BALUPI une nouvelle compagnie qui a racheté à l’ex-CFPN, 15 bateaux.
Toujours dans le même objectif (fè soumaké) elle tente par tous les moyens d’imposer un plan stratégique de délocalisation de l’activité vers le Surinam. En effet, la direction veut garder les 15 bateaux sous licences françaises, bénéficier de l’autorisation de pêcher dans les eaux guyanaises et dans le même temps se ravitailler en gasoil, en matériel et en nourriture au Surinam.
A terme nous avons compris qu’elle souhaite s’accaparer de notre savoir faire pour ensuite nous remplacer par d’autres du Surinam. Pour y arriver, et comme nous avons des contrats à durée indéterminée (CDI), résultat de la grève en Août 2006, elle a choisi le pourrissement de la situation en espérant nous asphyxier et nous faire démissionner les uns après les autres.
Il faut savoir que nous, les pêcheurs n’avons travaillé que 4 mois de septembre à décembre2006.
La direction ne veut pas nous licencier. Elle n’a prévu aucune indemnisation etc…
Les PECHEURS seront encore laissés pour compte.
La situation actuelle provoquée par la Direction avec la complicité des différentes administrations ( affaires maritimes, DDTE) nous pousse à la démission
« QUE NOUS CACHE BALUPI …QUE NOUS CACHENT LES ADMINISTRATIONS »
Depuis janvier 2007 nos contrats ne sont plus respectés car la Direction refuse de nous payer.
Si BALUPI dépose le bilan à qui sera le tour ?
NOS ENFANTS ONT LE DROIT DE MANGER COMME LES VOTRES !
NOUS VOULONS TRAVAILLER !
NOUS VOULONS NOS SALAIRES !
1er octobre 2007
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