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Le combat ne fait que commencer
Nos collègues doivent être réintégrés


Vendredi 29 juin au matin, soit le lendemain de la suspension de la grève, les sanctions sont tombées. Une décision scélérate prise aussitôt comme pour donner un message clair au personnel et à nos camarades injustement condamnés : « nous vous donnons le coup de grâce ». Pour ceux qui n’avaient pas encore compris, nous avions toujours dit que la partition était jouée dès le début et que toute la communication de la direction qui allait dans le sens d’un apaisement, n’était destinée qu’à faire semblant. Oui, nos collègues ont été sanctionnés sans avoir pu se défendre. Oui la direction, et le directeur en particulier, n’a eu qu’un seul objectif, celui de nuire à des guyanais. Comment expliquer que sur le pseudo-vol de combustible, il n’ait jamais publié les conclusions des 3 rapports qui accréditent au contraire la thèse d’une défaillance technique sur la TAC 11 ? Comment expliquer encore qu’il marche sur tous les témoignages d’agents qui ont assisté au plongeon d’Hartmann le 27 mars si ce n’est qu’il a eu la volonté dès le début de truquer les cartes ? Comment expliquer encore qu’il renvoie d’un revers de main l’audition de 7 témoins, si ce n’est pour couvrir son congénère ? Comment expliquer encore qu’il n’a pas jugé utile de reconvoquer la commission de discipline pour BARDOUX et SAMUEL après que nous ayons posé les problèmes de procédures ?

Oui, dès le début nous avions expliqué au personnel que toute cette histoire n’était qu’une mascarade, qu’un contrat avait été passé sur notre camarade Jean-Victor après la grève de décembre, et que pour faire beau, il fallait « habiller » son licenciement, et c’est notre camarade Emilien qui en fait les frais.

Voilà un directeur, menteur à plusieurs reprises au demeurant, aidé dans sa sale besogne par des collaborateurs, soit parcequ’ils sont zélés ou carriéristes, soit parce que leur parcours et leurs exploits au sein de l’entreprise ne sont pas aussi clairs que l’eau des sources de Guyane. Le pire, c’est qu’ils ne se rendent même pas compte que le directeur Marc GIRARD, n’a pas le courage de ses actes, puisqu’il se cache comme un lapin dans son terrier, envoyant ses petits soldats faire le sale boulot. Quel lâche ! Qu’il vienne donc affronter le personnel avant son départ.

Le message du personnel doit être clair ; il n’y aura pas de calme, ni de paix, car les licenciements de nos camarades relèvent bien de l’injustice et du complot. Combien d’autres (et pas des moindres) se sont rendus coupables d’actes pires et se pavanent aujourd’hui comme s’ils étaient vierges de toute atteinte à leur contrat de travail, de fraude ou de malversation ?

Non, nous n’arrêterons pas, nos camarades doivent être réintégrés. Non, le Centre de Guyane ne se relèvera pas tant que nos collègues ne seront pas rétablis dans leurs droits et que justice ne sera pas rendue, quand bien même une nouvelle direction devra prendre la relève.

Pas de calme social sans réintégration

3 juillet 2007

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