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Non au PSE illégal


La direction de la SAS MATCH GUYANE s’apprête avec la complicité de FO à imposer aux salariés un PSE scélérat et illégal, qui s’appuie sur la casse des acquis sociaux que l’UTG a négocié de haute lutte depuis plus de vingt ans.

Ce projet consécutif à la fermeture de MATCH VOLTAIRE s’appuie sur des reclassements externes qui n’ont d’externe que le nom. En effet, l’Hypermarché fait partie du même groupe que la SAS MATCH GUYANE. La direction le reconnaît dès la page 7 du PSE. Il ne peut donc s’agir de reclassement externe.

En fait, à travers ce PSE, les actionnaires du groupe CORA dans un souci unique d’augmentation de leur profit veulent faire croire aux travailleurs qu’ils ont la volonté de préserver leur emploi. Il est évident qu’en ouvrant un hypermarché du groupe fin février, ils ne pourraient justifier les licenciements des salariés de MATCH VOLTAIRE. Ils créent ce subterfuge pour profiter de l’inquiétude de la grande majorité des travailleurs tentant de leur faire admettre avec la complicité du délégué syndical FO qu’il vaut mieux accepter une perte de 24% de salaire par la perte de tous les avantages collectifs, que de perdre son emploi.

CELA EST FAUX. PERSONNE NE PERDRA SON EMPLOI NI SES ACQUIS SOCIAUX SI LES TRAVAILLEURS SONT SOLIDAIRES.

D’ailleurs la preuve est aujourd’hui faite que le PSE est illégal puisque l’inspection du travail a dressé un constat de carence du PSE du SUPERMARCHE MATCH VOLTAIRE. La conséquence est que le groupe CORA n’obtiendra aucune aide de l’état pour financer son PSE s’il ne tient pas compte des observations de l’inspection du travail. Ainsi, toutes les mesures (DEPART EN PRERETRAITE, ALLOCATION TEMPORAIRE DEGRESSIVE, PARE, CONGES DE CONVERSION, AIDE A LA CREATION D’ENTREPRISE, CONGE INDIVIDUEL DE FORMATION, etc.) nécessitant des aides de l’état ne pourront être financées.

Il est proposé une compensation correspondant à la valeur des avantages perdus sur une période de 18 mois pour faire avaler la pilule. Cela correspond globalement à cinq mois de salaire, ce qui est dérisoire par rapport aux acquis qui seront définitivement perdus. Certains seront tentés de l’accepter pour percevoir une somme importante d’un seul coup qui pourrait leur permettre de faire face à d’éventuelles difficultés financières passagères. Mais en contrepartie tous vos avantages en dehors de votre salaire seront définitivement perdus. Il s’agit là d’une modification substantielle de votre contrat de travail que vous ne devez pas accepter.
De plus, la direction veut imposer la démission à tous les salariés qui sont concernés par le transfert, prétextant qu’un nouveau contrat sera établi par la nouvelle société, vous devez également le refuser car sinon vous ne pourrez avoir aucun recours concernant vos avantages collectifs que la direction veut supprimer. Qui plus est, il n’y a aucune raison qui puisse justifier qu’il soit exigé la démission du salarié d’autant qu’il s’agit d’un transfert à l’intérieur du groupe.

Avec l’UTG disons NON AU PSE. Mobilisons-nous pour préserver nos avantages collectifs.

19 janvier 2005

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