Réaction de la centrale UTG suite à la grève générale et à la reprise du travail au CHAR
La grève générale du 07/02/06 qui avait pour objet de dénoncer :
la casse de la santé publique en Guyane ;
la précarisation généralisée des emplois ;
les entraves au droit syndical et au droit de grève.
a permis de rassembler 1500 personnes lors du défilé qui a conduit les travailleurs du siège de notre Centrale au Conseil Général.
Les ports de Degrad-des-Cannes et du Larivot ont été paralysés.
Des débrayages ont eu lieu dans de nombreuses entreprises et d’établissements publiques avec des taux de participations allant de 20 à 100%.
Des coupures d’ électricité ont eu lieu.
A Kourou et à St Laurent de nombreux travailleurs ont exprimé leur solidarité.
Cette mobilisation obtenue en à peine huit jours a permis la signature d’une convention entre le Président Général, le Président du C.A du CHAR, le Président du Conseil Régional et notre Centrale.
Cette convention est un engagement politique clair de nos élus.
Le Directeur du Centre Hospitalier de Cayenne n’a pas hésité à intervenir publiquement pour désavouer les élus guyanais et à placarder dans l’hôpital une note allant à l’encontre de cette convention.
La réaction des élus ne s’est pas fait attendre.
Dans une déclaration commune ils demandent le départ du Directeur du Centre Hospitalier André ROSEMOND et indiquent qu’ils « prononcent le gel de toute collaboration avec l’Etat sur les affaires avant la santé ».
Nous avons entendu la déclaration des élus et attendons le passage aux actes.

- Signature de la convention par l’UTG Santé
Nous comprenons leur volonté de demander le départ du Directeur qui les bafoue et se comporte en haut fonctionnaire colonialiste.
Il est aujourd’hui évident, compte-tenu de tout ce qui s’est passé depuis le début des évènements :
Absence de dialogue constructif du directeur ;
Acharnement répressif envers des agents ;
Décisions unilatérales ;
Demande d’intervention des forces de l’ordre dans l’enceinte de l’hôpital ;
Affirmation d’une autorité suprême allant jusqu’au désaveu des élus guyanais... ;
Que le Directeur Mr PAUCHARD s’est disqualifié et a montré qu’il n’était pas un homme de nature à pouvoir répondre aux exigences de santé de la Guyane. D’ailleurs lors de la CAPN du 7 mars 2005, qui a statué sur la nomination du directeur du CHAR, le syndicat des cadres SNCH avait demandé la republication du poste. Le Ministère est passé en force, malgré l’avis défavorable émis par la CAPN quant à la nomination de Mr PAUCHARD sur le poste de Directeur du CHAR.
Mais la demande de départ du Directeur n’est pas suffisante, il faut que les élus prennent toute la mesure de l’engagement politique qu’ils ont signé et s’attachent à le faire respecter. Pour l’UTG, c’est la situation sanitaire du CHAR et la résorption des emplois précaires qui doit être la priorité.
Nous rappelons :
que la mobilisation générale du 7 février était une grève d’avertissement qui devait permettre un pas vers l’atteinte de ces objectifs ;
Que le personnel au vu de la signature de la convention a suspendu son mouvement ;
C’est donc dans l’attente de réponses par le Ministère aux engagements repris dans la convention et des actes des élus, que l’UTG statuera. En tout état de cause, la situation reste conflictuelle et toutes les formes de mobilisation possibles sont à prévoir. L’UTG appelle d’ores et déjà les travailleurs et la population à une vigilance accrue et de tous les instants, afin de faire échec aux manœuvres de l’état.

- Une mobilisation pour la santé
10 février 2006
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