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  Communication Centrale

STOP à la criminalisation des militants
Lagrèv jénéral mardi 4 désanm 2007


Yé lé fronmen sendikalis, pannan sa tan-a volèr ka kouri ké kontinyé vòlò !

Le 4 décembre 2007, 5 agents d’EDF grévistes, ALIKER Gabriel, BARDOUX Christian, CASTOR Jean–Victor, GOMME Arsène, LABRADOR Sahel, militants du syndicat l’UTG-CGT de l’Eclairage ou simples agents, comparaissent devant le tribunal de grande instance de Cayenne.

Ils sont sous le coup d’accusations très graves, mensongères (outrage à agent de la force publique, violence en réunion etc.) visant à les faire passer pour des délinquants et des criminels selon une procédure qui les place d’emblée, sans enquête, en position d’accusés.
Ils risquent de lourdes peines de prison, des milliers d’euros d’amendes, la perte de leurs droits civiques.

En réalité, l’Etat leur reproche d’avoir été à l’origine d’une grève puissante en décembre 2006. Cette dernière a obligé la direction d’EDF à réviser à la hausse son programme d’investissements pour la Guyane. Elle a également poussé les élus à convoquer un Congrès des deux assemblées majeures sur la politique énergétique. Ce Congrès a validé toutes les revendications et acquis de la grève.

Aujourd’hui encore la justesse du combat se vérifie par les nombreuses coupures, parfois très longues qui frappent trop souvent, notamment les habitants de Camopi, Saint-Georges, Saint Laurent, Maripasoula et l’île de Cayenne. Au mépris des règles internes qui imposent le respect des droits de la défense, la direction d’EDF a déjà licencié deux dirigeants de l’UTG. Elle entrave la procédure d’appel de cette décision et tente d’empêcher l’expertise sur le climat social à EDF décidée par le CHSCT.

Le procès qui va s’ouvrir est le deuxième volet d’un plan qui vise affaiblir un syndicat qui défend l’emploi local, y compris sur les emplois de cadres supérieurs et d’ingénieurs ainsi que les intérêts de la population de Guyane dans le domaine de l’énergie. Il s’agit aussi de l’acharnement de la direction d’EDF contre un dirigeant de la centrale UTG, très engagé dans la défense des intérêts de son pays.

La population va assister à un nouvel épisode d’un feuilleton qu’on pourrait intituler : « Parodie de justice au nom de la raison d’Etat ! ». Après 1962, 1974, 1980, 1996, 1997, 2000, il y a maintenant 2007.
Nous considérons qu’il s’agit d’une attaque en règle contre les libertés individuelles et fondamentales mais aussi contre le droit syndical. Les salariés, les consommateurs, les contribuables doivent résister à une succession d’attaques sans précédent de leurs acquis sociaux et de leur niveau de vie (baisse du pouvoir d’achat, hausse du prix du carburant, casse de la sécurité sociale et de l’indemnisation du chômage, vagues de licenciements, etc.). Le pillage de nos richesses naturelles est organisé en toute impunité.

L’UTG fait donc un appel à la mobilisation générale de la population et des travailleurs. Nous appelons à la grève générale le mardi 4 décembre pour s’opposer à un procès mis en scène par la multinationale EDF et l’état en instrumentalisant ses moyens de répression (police et justice coloniales) et ses médias. Nous sommes face une fois de plus à une véritable collusion du pouvoir d’état et du pouvoir économique contre des militants syndicalistes de l’UTG.

Ne nous trompons pas, l’objectif de ces gardes à vue et de ces scénarios politico-judiciaires à répétition contre notre peuple est l’INSTAURATION de la TERREUR. Elle consiste en la criminalisation de tous ceux qui défendent la cause guyanaise, les droits sociaux, qui manifestent pour défendre leur pouvoir d’achat et leurs droits.

Tout montre la volonté manifeste du patronat et de l’état de prolonger la répression patronale et policière par la judiciarisation des luttes et des résistances sociales. Le peuple guyanais doit se mobiliser contre la criminalisation des militants. Relevons la tête et faisons respecter les libertés fondamentales ! Mobilisons-nous contre la criminalisation de l’action militante et syndicale en Guyane !

Tous au tribunal le mardi 4 décembre 2007 dès 8 heures.

3 décembre 2007

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