Scandale à St Laurent : Violation des droits des travailleurs par l’état avec la caution du Maire !
Depuis 1992, l’Etat français (Préfecture) emploie des piroguiers dans le cadre du plan « Alizés Bis » pour assurer la sécurité sur le Maroni.
Fin décembre 2004, soit 12 ans après, la préfecture décide du jour au lendemain de rompre leur contrat de travail, sous prétexte de difficultés financières.
FOUTAISE !! Nous prennent-ils pour des ignares ?? L’Etat peut-il parler de difficultés financières juste pour refuser de respecter ses propres lois ?
Ce qu’il faut savoir :
Le 1er et unique contrat signé était pour une durée de 3 mois (en 1992). Ce n’est qu’au 31 Décembre 2004 que l’Etat se manifeste à nouveau en obligeant les travailleurs à signer un nouveau contrat, mais de 5 mois, en leur précisant que ce serait le dernier !! QUELLE ABERRATION !! OU EST LE RESPECT DU DROIT ? Alors que le décret 86.83 du 17 janvier 1986 précise expressément les conditions de rupture de contrat.
La loi Sapin et la loi du 3 janvier 2001 relatives à la résorption de l’emploi précaire font-elles exception aux travailleurs de Guyane ?
A l’heure actuelle :
13 salariés se retrouvent sans ressources pour subvenir aux besoins de leurs familles et pour honorer leurs engagements (eau, loyer, électricité, etc).
La préfecture porte atteinte au droit au travail et à la dignité de travailleurs
Pendant ce temps l’insécurité croît de façon constante à St-Laurent et au-delà.
Nous exigeons de l’Etat :
La régularisation de la situation des piroguiers au sein de la sous-préfecture
Le respect de la loi
Le respect du droit au travail
Le respect de la dignité des travailleurs
NOUS DENONÇONS LA PRATIQUE CONSTANTE DE L’ETAT D’UTILISER LES CONNAISSANCES ANCESTRALES DE GUYANAIS A SON UNIQUE PROFIT.
15 avril 2005
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