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Sur la mondialisation


En 2002, le monde voyait s’écrouler un pays qui dès les années 1930 disposait d’une des plus fortes économies de notre continent et qui dès le début des années 1950 frappait à la porte du club des pays capitalistes les plus développés.

L’Argentine, victime de son endettement au profit des pays du G7 et plus particulièrement de leurs banques, assistait à la désintégration de son économie. L’ancien élève, modèle du FMI, confronté à partir des années 1990 à la disparition progressive de sa classe moyenne, avec la faillite de son économie, voyait sa population tomber dans la pauvreté la plus complète.

Il y a quelques jours, plus de 30 ans après le coup d’Etat sanglant qui mettait fin à l’expérience socialiste de l’unité populaire du Président Salvador ALLENDE à l’occasion de la réunion de l’APEC à Santiago et de la visite de Georges BUSH, président des USA.

Ces deux évènements qui s’inscrivent dans l’histoire récente des peuples de l’Amérique du Sud résument les conséquences de la mondialisation vis-à-vis des travailleurs et les réactions qu’elles provoquent au niveau des peuples.

La politique de privatisation de l’économie a permis aux multinationales (européennes et américaines pour la plupart) de prendre le contrôle des principales sociétés à capitaux publics en particulier dans les pays du sud, accélérant ainsi la pénétration de l’économie de ces pays et créant les conditions de leur dépendance vis-à-vis des capitaux extérieurs...

C’est dans le cadre des forums économiques dont les premiers ont eu lieu à Davos (Suisse) que les grands patrons ont commencé à établir des stratégies pour arriver plus rapidement à une économie globalisée .

A l’occasion de ces forums, les politiciens et les technocrates (en particulier ceux des pays du G7) sont systématiquement « invités » afin de mieux appréhender et mieux appliquer les stratégies proposées. Parmi les aspects les plus efficaces de ces stratégies, la récupération des élites : « les élites des pays du sud sont ainsi incités par le biais de bourses à se former dans les grandes universités de pays du nord (Havard, MIT...), pour y être moulés » et sont ensuite accueillis par de grandes banques européennes ou des USA avec pour les meilleurs un passage à la banque mondiale. Ce sont eux qui accèderont à la direction de l’économie ou de la banque centrale, de retour dans leurs pays, garants de l’application des politiques définies par leurs patrons, les propriétaires des sociétés multinationales et des grandes banques Occidentales.

Autre aspect de leur démarche, l’instrumentalisation des organismes multilatéraux qui imposent aux états des conditions (contre accords négociés pour l’obtention de prêts de la banque mondiale ou d’accords pour le remboursement de leurs dettes). Ces organismes dans le cadre de discussions plus générales imposent à la majorité des états l’application des choix économiques proposés par les grands argentiers du monde.

L’OMC, le FMI et la banque mondiale sont ainsi les principaux instruments de la politique de mondialisation de l’économie. La création de grand ensemble telle que la Communauté Economique Européenne , l’APEC ou la NAFPA ne sont pas non plus des initiatives dues au hasard ou ayant un objectif démocratique. Ces grands ensembles sont aujourd’hui autant de moyens d’accélérer la mondialisation et d’ouvrir les pays aux prédateurs du grand capital. Des « richesses stratégiques », celles communes aux populations du monde(eau,plantes naturelles) sont considérées comme de nouvelles sources de profit par les multinationales et les pays riches. Quant aux populations des pays du sud ou des « pays absorbés » dans le cadre des accords inter étatiques, ils contribuent à la baisse des coûts de production et à l’augmentation par conséquent des profits.

12 février 2005

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