Un complot peut en cacher un autre ! Le directeur adjoint d’EDF Guyane fait son cirque juste après le Congrès
Vendredi 23 mars, la Direction d’EDF s’est prise une nouvelle claque avec le Congrès des élus sur l’avenir énergétique de la Guyane. Les élus de la Région et du Conseil Général réunis en Congrès, ont en effet, voté plusieurs résolutions sur les problèmes de production et d’accès à l’électricité en Guyane. L’édition de France-Guyane du 24/03, titrait d’ailleurs « Les élus suivent les grévistes ». Les résolutions votées par les élus sont en effet de taille et répondent aux revendications que le personnel en grève avait défendu pendant la grève de décembre 2006, à savoir :
Révision de la PPI (Programmation Pluriannuelle des Investissements) dès 2007 qui devra prendre en compte les besoins réels en matière de moyens de production, y compris sur les communes de l’intérieur ;
L’installation d’une centrale thermique de 90MW. Le reste des besoins supplémentaires étant laissé à la possibilité d’énergies renouvelables. Installation d’une centrale sur St Laurent ;
La nécessité de l’établissement d’une concession de distribution d’énergie électrique traitant l’ensemble du territoire guyanais sans différenciation, afin d’assurer à chaque citoyen guyanais l’égalité d’accès à l’électricité ;
Le doublement de la ligne 90kV vers St Laurent, l’interconnexion de la commune d’Apatou au réseau à partir de St Laurent, la construction d’une ligne 90kV raccordée au réseau actuel et desservant l’Est du pays, l’interconnexion entre Maripasoula et Papaïchton ;
Ces décisions très importantes ont mis en lumière tous les problèmes inhérents au système électrique, mettant en évidence par là même, les carences des politiques d’EDF. C’est donc bien d’une victoire historique dont il s’agit pour le personnel, après celle acquise en mars 90 pour l’installation des Turbines à Combustion à DDC et Kourou, celle de 1996 pour l’installation d’un poste source à Organabo et après les engagements de Francony lors de la grève de décembre dernier. Le directeur lui-même avait, dans une menace à peine voilée sur les ondes de RFO, mis en garde les élus guyanais sur la tenue du Congrès...avant de sortir un communiqué démagogique 2 jours plus tard qui se « félicitait de la tenue du Congrès ». Chaque agent doit donc mesurer la portée de ces décisions, fruit de l’engagement individuel et collectif des grévistes de décembre, car de son côté la direction, au plus haut niveau du SEI, a déjà fait ses calculs sur ce que ça va lui coûter....
La direction redoutait donc que des décisions politiques viennent interférer ses plans, dans un contexte d’annonce de plan social, où il est prévu de réduire les effectifs de DDC de 30% pour l’arrivée de la nouvelle centrale ainsi que le non-remplacement des départs à la retraite dans le domaine clientèle. Elle a donc manœuvré dès le début pour tenter de jeter le trouble et le discrédit sur les agents en organisant un premier complot le 5 mars grâce à l’agent spécial Pédesert qui montait de toutes pièces une pseudo-disparition de gasoil dans le circuit de la TAC11, diffamant au passage tous les agents de DDC.
Il fallait donc s’attendre, après cette nouvelle gifle infligée par le Congrès des élus, à ce que la direction ne reste pas inactive. L’agent spécial Pédesert étant grillé aux yeux du personnel de DDC, c’est donc à l’agent spécial Hartmann qu’il revenait de « faire un coup ». La matinée de lundi 26 mars fut donc celle de la provocation, style apprécié et cultivé du clan (Pédesert, Hartmann et...).
En se rendant à DDC, Pédesert savait très bien que les agents l’auraient invité à s’en aller, comme auparavant, et qu’un rapport de force se serait instauré. En effectuant un sit-in dans le bureau du cadre de maintenance jusqu’au départ de Pédesert, les agents décidés à faire dégager l’intrus, ont vu le directeur adjoint se pointer au secours de son subordonné. Il fallait donc s’attendre à une nouvelle provocation de la part d’Hartmann, comme par hasard après l’arrivée de son copain huissier. Les signes d’un nouveau coup fourré étaient visibles. M. Hartmann tente de récupérer une chaise dans les mains d’un agent et fait alors un plongeon en avant. Mais le simulacre est évident et démasqué car le bureau était rempli d’agents. Le coup était tellement grossier qu’il a provoqué les rires des nombreux présents qui ont assisté cette mascarade, au point que même l’huissier, les cadres de maintenance, d’exploitation et d’exécution de DDC, la « juriste » MATHIS et M. Robinson, n’ont même pas jugé utile de se rendre auprès du directeur adjoint alors étalé par terre pour s’enquérir de son état. Tout le monde venait d’assister en direct au ridicule personnifié dont s’était rendu coupable M. Hartmann. Comme le ridicule ne tue pas et qu’il fallait aller jusqu’au bout de la stratégie du complot, M. Hartmann fut évacué par les pompiers en se plaignant d’un mal de dos (il a fait un plongeon ventral pourtant...). Il était clair et net pour tout le monde que le coup était monté d’avance.
Au delà du caractère comique de la scène, dont le cirque Suarez situé au stade de Baduel ne voudrait même pas, cet épisode est le signe d’une nouvelle opération de déstabilisation du personnel du Centre.
Car, répétons-le, les enjeux sont de taille : un Congrès qui vient de s’achever où des pressions de toutes sortes se sont exercées depuis la direction générale d’EDF pour essayer de faire capoter les revendications ; mais aussi et surtout en interne un plan social annoncé, une modification profonde de l’organisation du travail avec en perspective le travail en 3x8 pour les équipes de maintenance, le recours quasi-systématique à la sous-traitance, les départs à la retraite non remplacés, l’augmentation des postes non pourvus, les embauches de jeunes au lance-pierre pourtant sur le vivier d’embauche et pour certains en intérim depuis près de 2 ans.... Tout ce travail de sape que devait effectuer M. Pédesert avec l’arrogance, la provocation, le côté comploteur et diffameur qu’on lui connaît, est aujourd’hui dans une impasse pour la direction, qui tente coûte que coûte de le rétablir dans ses fonctions.
Une chose est claire : Il doit partir, car personne n’en veut à DDC.
Même pas la hiérarchie intermédiaire qui dans un climat de défiance, a adressé un courrier au directeur le 22/03 à propos d’une invitation à un séminaire sur le « management », en lui faisant bien comprendre que le management qui pose problème à DDC n’était pas le leur, mais bien celui de M. Pédesert. La rupture est consommée. D’ailleurs, son absence depuis le 9 mars a fait le plus grand bien à la Centrale qui a amélioré depuis ses résultats, notamment par une remontée du Kd (coefficient de disponibilité) cher à la direction. Ce sont d’ailleurs les groupes de DDC qui ont permis samedi 24 en début d’après-midi, d’éviter le Black-Out suite à un défaut sur le réseau entraînant le retrait intempestif de deux turbines de Petit Saut...
Que fera donc la direction ? Ce nouveau complot du « tonbé-pléré » d’Hartmann va-t-il se poursuivre sur le terrain judiciaire, comme la diffamation de Pédesert envers les agents de DDC ? Va-t-elle faire appel aux gendarmes pour un passage en force ? Peut-être le recours à l’armée ? Des arrestations de camarades comme en 97 ? Un gadò ? Qui sait ? Ce qui est sûr, c’est que plus elle s’entête à imposer un chef de centrale dont plus personne ne veut, plus elle va au devant d’une résistance grandissante des agents de DDC.
En tous cas, ce ne sont pas les campagnes de désinformation et de manipulation initiées par les serviteurs de la Direction qui conduiront à discréditer le mouvement unitaire et très majoritaire du personnel de la centrale. Ce ne sont pas les manœuvres grossières et indignes de représentants de la direction ou les tentatives de récupération de l’encadrement local par l’intermédiaire de slogans grossiers du genre : « Ils » demandent le départ du chef de centrale Pédesert (traduisez « métro ») aujourd’hui, si on laisse faire, demain, ce sera au tour de tel ou tel chef de GR (traduisez « local ») - qui feront pencher la balance. Un certain nombre de cadres locaux sont d’ailleurs exposés au premier plan afin de contribuer à faire passer les positions du directeur ou visant à culpabiliser les agents. Comme si le conflit de DDC était animé par des sauvages irraisonnés, violents et irresponsables qui réclament quelque chose d’inimaginable qui va entraîner le centre dans l’anarchie et le chaos.
Rappelons à ceux qui l’ont oublié ou qui ne l’ont pas vécu que c’est la mobilisation du personnel qui a entraîné le départ dans les années 80 d’un certain Le Tohic , chef du service administratif et clientèle, personnage arrogant et autoritaire et que le centre ne s’en était que mieux porté.
Rappelons que le précédent directeur ne s’était pas privé de mettre au placard 2 chefs de centrale de DDC , un chef de service production sans se soucier de ce que pensait le personnel ni des conséquences sur le fonctionnement de la centrale .
C’est le personnel qui exigeait le départ de Le TOHIC dans les années 80, et c’est le personnel qui demande aujourd’hui le départ de DDC de Pédesert dont le management est incompatible avec le fonctionnement normal de la centrale et des relations sociales. L’UTG accompagnera donc cette lutte. Et c’est avec le même sens des responsabilités et de l’engagement que nous assumerons cette revendication.
Panga ! A fors tchoukounen kaka, li ka santi.
28 mars 2007
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